Mme La Sénatrice.

Je profite de la tribune qui m'est proposée aujourd'hui pour vous interpeller sur plusieurs sujets. Vous avez été élue en qualité de Sénatrice Socialiste mais aujourd'hui vous soutenez le parti au pouvoir et vous êtes de ce fait, un peu son représentant.

On n'est pas riche lorsque l'on a 1200 € par mois, ni dans le besoin lorsque l'on paie l'impôt sur la grande fortune.

Ce n'est pas de la justice sociale et on ne rassemble pas les français lorsque l'on fait une politique pour les nantis :

- Lorsque l'on augmente la CSG des retraités et que l'on baisse l'impôt sur la fortune des riches ;

- lorsqu'on diminue les APL qui touchent les plus fragiles (N'oublions surtout pas qu'un Munstérien sur deux, vit sous le seuil de pauvreté);

- lorsqu'on opère le plus grand plan social que notre pays ait connu, en supprimant 150000 contrats aidés.

C'est aussi la réforme du code du travail et des prud'hommes qui est insupportable.

Le code du travail ne sera pas simplifié, bien au contraire et ceux qui disent qu'il est trop épais ne seront pas déçus puisque son volume augmentera encore. Par contre la précarité sera généralisée.

Les restrictions budgétaires pour les collectivités locales que votre gouvernement a annoncé, ce sont moins de service public et moins de service à la population. Ce sera moins d'écoles, moins de bureaux de poste, moins de personnel de santé.

C'est également un terrain de jeux, un mur d'escalade ou un terrain de foot qui ne seront pas mis en conformité, pourtant ils contribueraient pleinement au bien vivre ensemble que nous avons tous salué aux moments des événements tragiques qui ont secoué notre nation.

La population de Munster et de sa vallée se sent abandonnée par les différentes politiques mises en place ces dernières années.

Cette population qui malheureusement a été tentée par le vote d'extrême droite. Et nous serons probablement d'accord pour dire que le vote FN n'est pas la bonne réponse à ces politiques d'abandon, par contre la politique que vous proposez va continuer à incarner cette politique d'exclusion.

Je termine par une citation de Jean Jaurès : le courage, c'est de rechercher la vérité et de la dire.